| Les autres étapes |
Vendredi 14 mai 2010
Budapest - Komarno - Bratislava
| Lieu | Km | Altitude | Température |
| Budapest | 0,001 | 115 |
14 °C |
| Budakeszi | 11,077 | 329 |
14 °C |
| Telki | 20,862 | 312 |
14 °C |
| Zsambek | 35,78 | 211 |
18 °C |
| Gyermely | 47,013 | 251 |
18 °C |
| Tarjan | 58,198 | 231 |
15 °C |
| Tata Agostyan | 68,748 | 362 |
16 °C |
| Grebicspuszta | 79,787 | 153 |
23 °C |
| Komaron | 90,758 | 113 |
20 °C |
| Nova Straz | 102,357 | 101 |
17 °C |
| Ziata na Ostrove | 113,9 | 101 |
21 °C |
| Velkz Kosihy | 125 | 116 |
21 °C |
| Cicov | 136 | 100 |
20 °C |
| Medvedov | 147 | 99 |
20 °C |
| Gabcikovo | 158 | 110 |
18 °C |
| Bodiky | 169 | 110 |
18 °C |
| Dobrohost | 180 | 111 |
18 °C |
| Hamuliakovo | 191 | 114 |
15 °C |
| Rusovce | 202 | 116 |
15 °C |
| Bratislava | 218,5 | 131 |
15 °C |
Le mercredi 12 mai à 17 h 30, je démarre pour ce grand voyage en train vers Budapest. Comme il ne pleut pas, je décide de rejoindre Charleroi à vélo. Au sommet du col de Landelies, le circulation est très dense à cause de la fermeture de l'autoroute. Arrivé à la gare de Charleroi, je sonne à Manu pour savoir si il arrive, il me signale qu'il a cassé le dérailleur de son vieux vélo de course dans le col de Landelies et qu'il a fait demi-tour pour prendre sa randonneuse. Celà me rassure pour la suite car je craignais qu'il casse son vieux vélo en pleine diagonale. Il arrivera au train de 18 h 46 en provenance de Jeumont. Notre train pour Liège est à 19 h 00 et nous avions prévu une sécurité d'une heure en cas de retard. A notre arrivée à Liège, nous nous précipitons dans un snack à pitta pour le repas du soir en attendant le train pour Aachen qui part à 21 h 31. Nous prévoyons de prendre le dessert à Köln. La correspondance se fait sans problème à Aachen pour rejoindre Köln où nous arrivons un peu avant minuit. Pour tuer le temps en attendant le train de Hamburg qui part à 2 h 10, nous allons nous promener sur les bords du Rhin mais il fait très froid. Nous mangeons une délicieuse patisserie dans la gare. Il faut savoir que les gares allemandes sont ouvertes toute la nuit et on peut y manger tout ce que l'on veut. Nous montons dans le train de Hamburg où il est très aisé de monter nos vélos. Un voyageur occupe déjà la banquette opposée, nous devrons donc essayer de dormir assis. Nous arrivons au petit matin à Hamburg où est stationné le Queen Mary II que nous avons la chance d'apercevoir et nous décidons sur proposition de Manu de faire un petit tour à vélo dans la ville. Nous prenons un bon petit déjeûner en gare et nous voyons des trains qui vont dans toute l'europe du nord et de l'est. (Copenhague, Rostoff, Krakow et notre train pour Budapest). Pas mal de gens nous interpellent en français en voyant nos plaques de cadre. Nous embarquons nos vélos dans le train pour ce long voyage de 14 heures. Nos places assises sont à l'opposé du convoi et en première classe. Il nous faudra une demi-heure pour rejoindre nos places étant donné que c'est un peu la pagaille avec tous ces gens qui n'ont pas repéré leurs places. Nous traversons Berlin et nous allons prendre repas de midi un peu après Dresde dans la vallée de l'Elbe qui fait penser à notre Meuse avec tout ces cyclistes. Par après, nous traverserons Praha et Bratislava avant d'arriver en Hongrie à la tombée de la nuit. A chaque pays, les uniformes et les langues changent. Nous arrivons donc à 22 h 32 à Budapest où un vieille dame nous propose un chambre pour 20 euros ce qui est une fortune dans ce pays, mais nous avons dèjà réservé notre hôtel. La circulation est un peu folle dans cette ville de deux millions d'habitants surtout en pleine nuit. Nous passons une bonne nuit et décidons de prendre le petit déjeûner à 6 h 30. Celui-ci est assez luxueux mais à prix normal (12 euros). A 7 h 30, nous démarrons et franchissons le pont sur le Danube avec une très belle vue sur tous les monuments de Budapest. Après 3 kilomètres, nous grimpons la côte de Budakeszy qui est une très belle façon de quitter la capitale par ses quartiers aérés. Au sommet, nous sommes déjà aux premières marches des Carpathes. Dans les quartiers résidentiels, les routes sont pleines de nids de poules. Nous nous arrêtons à Telki pour un premier ravito et pour poster la carte de départ. A la poste, une personne m'aide et demande le timbre à ma place car elle parle Français et Hongrois. Nous descendons ensuite sur Zsambek et les forêts succèdent aux forêts. Les noms de village sont tout à fait étrange et imprononçable comme Gyermely. A Tarjan, nous faisons notre deuxième arrêt ravito dans un magasin d'état que l'on retrouve dans chaque village ce qui est bien facile. Ensuite, nous montons la côte de Tata Agostyan où il y a un superbe château. Au sommet d'une côte juste avant Grebicspuszta, Manu est victime d'une première crevaison alors qu'il pleut. Il lavera d'ailleurs ses mains dans une flaque d'eau. Nous revenons sur le plat peu avant Komano. Nous nous arrêtons dans cette ville pour le repas de midi où nous avons des difficultés à trouver un resto au milieu de ces magasins de vêtements où les Slovaques viennent faire leurs achats. Le resto est chinois mais les plats sont plutôt adaptés aux goûts magyar. Nous en profitons pour dépenser nos derniers Forint. Nous traversons le Danube pour arriver à Komarno en Slovaquie. Nous traversons une cité sociale particulièrement défréchie. Ensuite, nous rejoignons la voie verte du Danube face à la Hongrie non sans avoir dû rouler dans les herbes folles. Le chemin est vraiment très cahotique et nous décidons d'emprunter la route 506009 sensée être carrossable. Nous sommes alors surpris par l'état de la route qui n'est qu'une succession de grandes flaques de boues digne d'une organisation VTT sadique. C'est excellent pour faire un test d'étanchéité des sacoches et pédaliers. Plus tard cette route redevient une route normale comme on peut en trouver chez nous. Nous prenons une route un peu plus fréquentée qui longe le Danube avec un vent de face violent qui nous use. Nous faisons un petit arrêt dans une supérette à Cicov où il fait relativement chaud. Nous avons encore 82 kilomètres pour rejoindre Bratislava. Nous passons par Medvedov qui nous fait penser à un certain président. Ensuite, nous longeons les rives du Danube par une voie verte enfin aux standarts belges. Le fleuve est immense et nous n'avons jamais vu quelque chose d'aussi large surtout que nous sommes au moins à 750 kilomètres de son delta. Nous décidons de prendre la route en contrebas pour être protégé du vent. Nous nous arrêtons dans un bistrot à Vojka Nad Dunajom. Heureusement, qu'ici tout le monde parle Allemand car nous ne connaissons rien de la langue slovaque à part dobri zen. A 22 kilomètres de Bratislava, nous voyons déjà la plaque d'entrée de la ville et il y a un immense barrage et nous voyons au loin le centre ville de l'autre côté du Danube qui nous fait penser à une mer. Le soir commence à tomber et nous voyons des éoliennes qui se trouvent en Autriche alors que nous sommes encore juste à côte de la Hongrie. A l'entrée de Bratislava, il y a une piste cyclable et on se perd un peu dans l'obscurité. Trouver un hôtel sera assez difficile car la ville n'est pas vraiment prévue pour les cyclistes. Après une bonne douche, nous descendons en ville pour manger en vitesse au Macdo car minuit approche. Le prix des hôtels est assez cher mais se nourrir est vraiment bon marché. Le centre historique de la ville est assez joli dominé par le château.
Le profil
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| La côte de Budakeszy |